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Pressions politiques

Gabon : Lapensée Essingone accuse Oligui Nguema de museler et d’insécuriser ses opposants gênants

Gabon : Lapensée Essingone accuse Oligui Nguema de museler et d’insécuriser ses opposants gênants
Gabon : Lapensée Essingone accuse Oligui Nguema de museler et d’insécuriser ses opposants gênants © 2026 D.R./Info241

Le régime d’Oligui Nguema serait-il passé de libérateur à oppresseur ? Dans la salle de l’édifice Abbé Simone à Libreville, Joseph Lapensée Essingone a voulu placer le débat sur un terrain explosif : celui de la sécurité des responsables politiques de l’opposition. Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 30 avril, le leader de la plateforme L’éveil de la pensée citoyenne (EPC) et ancien candidat à la présidentielle d’avril 2025 a dénoncé ce qu’il considère comme une montée des pressions contre les voix critiques du pouvoir de l’ancien patron de la Garde républicaine Brice Clotaire Oligui Nguema.

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Devant les représentants de la presse et plusieurs invités, Joseph Lapensée Essingone a articulé son propos autour d’un constat : dans un contexte politique qu’il juge de plus en plus tendu, les opposants seraient exposés à un risque accru d’arrestations, de procédures judiciaires ciblées et d’intimidations. Une sortie offensive, nourrie notamment par l’arrestation récente d’Alain-Claude Bilie-By-Nze, président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG).

La sécurité des opposants au cœur du débat

D’entrée, Joseph Lapensée Essingone a expliqué que sa conférence avait pour objet de s’entretenir avec la presse sur « la question de la sécurité des acteurs politiques » au Gabon. Selon lui, cette problématique devient urgente dans un climat marqué, affirme-t-il, par l’incapacité du pouvoir à tenir ses engagements de campagne. « Dans un pays où la tension politique devient croissante à cause de l’incapacité du régime actuel de tenir ses promesses de campagne, la sécurité personnelle des acteurs politiques revêt une tournure cruciale », a-t-il déclaré.

Les arguments développés au cours de ce point de presse :

  Position d’Essingone Citation clé
Objet de la conférence Le leader de l’EPC affirme vouloir alerter sur la sécurité des acteurs politiques au Gabon. « La conférence de presse de ce jour a pour objet (…) de m’entretenir avec vous sur la question de la sécurité des acteurs politiques dans notre pays ».
Climat politique Il estime que la tension politique s’aggrave en raison des promesses non tenues du pouvoir. « Dans un pays où la tension politique devient croissante à cause de l’incapacité du régime actuel de tenir ses promesses de campagne, la sécurité personnelle des acteurs politiques revêt une tournure cruciale ».
Arrestation de Bilie-By-Nze Il cite l’arrestation d’Alain-Claude Bilie-By-Nze comme un signal inquiétant. « Les récents événements, comme l’arrestation de M. Alain-Claude (…) remettent au centre du débat politique la question de l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques ».
Instrumentalisation de la justice Il accuse le pouvoir de transformer la justice en outil politique. « Une de ses méthodes les plus utilisées reste l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques ».
Continuité avec l’ancien régime Il estime que le régime renversé le 30 août 2023 est resté en place dans ses pratiques. « Nous savons que le régime censé être déposé le 30 août 2023 est resté bien en place jusqu’à ce jour ».
Tribunaux comme arènes politiques Il affirme que les tribunaux peuvent être utilisés pour neutraliser les voix critiques. « Transformer les tribunaux en arènes politiques, conduisant à une justice qui juge les intentions et les identités plutôt que les actes ».
Opposants ciblés Il affirme que responsables politiques et activistes deviennent des cibles du pouvoir. « De plus en plus de responsables politiques, et d’activistes d’ailleurs, deviennent des cibles du pouvoir en place ».
Précédents sous l’ancien régime Il rappelle des arrestations controversées sous l’ère précédente. « Cela s’est vérifié à maintes reprises sous l’ancien régime avec les arrestations abusives d’un bon nombre de nos compatriotes ».
Cas cités Il mentionne Bertrand Zibi Abeghe, Landry Amiang Washington, Brice Laccruche Alihanga et Jean-Rémy Yama. « Notamment Bertrand Zibi Abeghe, Landry Amiang Washington, Brice Laccruche Alihanga et Jean-Rémy Yama ».
Rôle des anciens opposants ralliés Il invite ceux qui ont subi ces méthodes et travaillent aujourd’hui avec le chef de l’État à les dénoncer. « Ils sont donc bien placés pour demander à ce dernier d’abandonner définitivement ces méthodes qui ne grandissent pas notre pays ».
Vieille affaire Bilie-By-Nze Il affirme que le dossier contre Alain-Claude Bilie-By-Nze repose sur une ancienne affaire remise au goût du jour. « On a réveillé une vieille affaire vieille de 18 ans, consistant en une dette non payée ».
Crainte d’autres arrestations Il s’interroge sur les prochains opposants susceptibles d’être visés. « Mais quel sera le sort réservé aux autres acteurs politiques ? »
Hypothèses de poursuites Il évoque armes, détournements, affaires de mœurs ou interventions nocturnes. « Qui sera interpellé pour des armes trouvées dans son domicile ? Qui sera interpellé pour des détournements (…) ? »
Niveau d’insécurité politique Il affirme que certains acteurs politiques vivent dans l’insécurité. « Autant de questions (…) traduisent le niveau d’insécurité dans lequel vivent aujourd’hui au Gabon des acteurs politiques considérés comme gênants par le pouvoir ».
Exemple français Il cite la France comme modèle de protection des figures politiques. « Sous d’autres cieux, notamment en France, un acteur politique n’est jamais isolé lors de ses déplacements ».
Service de protection Il évoque un dispositif français de 600 à 700 agents. « Un service de sécurité composé (…) de policiers relevant du service de protection qui supervise environ 600 à 700 agents ».
Garde républicaine Il rappelle que la Garde républicaine a pour mission de protéger certaines personnalités, dont des responsables politiques. « Assurer (…) la protection (…) de responsables politiques ainsi que des biens et édifices publics ».
Décret du 6 mars 1996 Il cite le décret créant la Garde républicaine en remplacement de la garde présidentielle. « Créée par le décret numéro 003-96 du 6 mars 1996 ».
Question centrale Il demande qui est reconnu comme responsable politique au Gabon. « Qui est considéré au Gabon comme responsable politique ? »
Opposants et protection Il demande si les opposants sont aussi reconnus comme responsables politiques. « Les acteurs politiques de l’opposition sont-ils considérés comme étant des responsables politiques ? »
Statut de l’opposition Il rappelle que la Constitution consacre le statut de l’opposition. « L’article 94 de la Constitution en vigueur consacre le statut de l’opposition ».
Retard législatif Il déplore l’absence d’urgence autour de la loi sur l’opposition. « Ce statut sera précisé par une loi ordinaire qui ne semble pas figurer parmi les urgences du Nouveau Parlement ».
Modèle sénégalais Il cite le Sénégal comme exemple de statut structuré du chef de l’opposition. « Au Sénégal, par exemple, l’opposition a maintenant un statut ».
Chef de l’opposition Il rappelle que, dans le modèle sénégalais, le chef de l’opposition est la personne arrivée deuxième à la présidentielle. « Son chef est la personne classée deuxième à l’élection présidentielle ».
Droits du chef de l’opposition Il énumère des droits : couverture médiatique, réplique, cérémonies officielles, protection, moyens matériels. « Il a le droit à la protection de sa personne et de ses biens ».
Bilie-By-Nze comme chef de l’opposition Il estime qu’en suivant la logique sénégalaise, Alain-Claude Bilie-By-Nze aurait ce statut. « M. Alain-Claude Bilie-By-Nze, arrivé deuxième à l’élection présidentielle, aura le statut de chef de l’opposition ».
Rôle de Lapensée Essingone Il affirme qu’en l’absence de Bilie-By-Nze, ce statut reviendrait au troisième de la présidentielle. « En l’absence de ce dernier (…) ce statut revient à M. Joseph Lapensée Essingone, arrivé troisième à l’élection présidentielle ».
Sécurité par la Garde républicaine Il estime que les opposants devraient être éligibles à la protection de la Garde républicaine. « La sécurité des acteurs politiques de l’opposition doit être assurée par la Garde républicaine ».
Appel à l’unité Il appelle les opposants à se regrouper face au pouvoir. « J’appelle l’ensemble des acteurs de l’opposition à une plus grande solidarité en formant un bloc face au pouvoir actuel ».
Accusation de musellement Il accuse le pouvoir de vouloir réduire l’opposition active au silence. « Afin que ce dernier recule sur ses tentatives de museler l’opposition active dans notre pays ».
Dérives dictatoriales Il dénonce des dérives depuis la prestation de serment du chef de l’État. « Face aux dérives dictatoriales observées depuis la prestation de serment du chef de l’État, nous devons être solidaires ».
Mot d’ordre final Il conclut par une formule d’unité empruntée à Alexandre Dumas. « Un pour tous, tous pour un ».

Pour le responsable de l’EPC, les événements récents ont replacé au centre du débat public la question de l’usage politique de l’appareil judiciaire. Il cite en particulier l’arrestation d’Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre et figure de l’opposition. « Les récents événements, comme l’arrestation de M. Alain-Claude, président du parti politique Ensemble pour le Gabon, remettent au centre du débat politique la question de l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques », a-t-il soutenu.

Une charge directe contre le pouvoir

Le ton s’est ensuite durci. Joseph Lapensée Essingone a accusé le régime actuel de prolonger les méthodes du système officiellement renversé le 30 août 2023. Pour lui, le changement intervenu à cette date n’aurait pas entraîné une rupture réelle avec les pratiques de l’ancien pouvoir. « Nous savons que le régime censé être déposé le 30 août 2023 est resté bien en place jusqu’à ce jour et compte le demeurer le plus longtemps possible », a-t-il lancé.

La conférence de presse de jeudi dernier

Dans son analyse, l’un des principaux instruments de maintien du pouvoir serait la justice. Il accuse certains cercles dirigeants de transformer les tribunaux en outils de neutralisation des adversaires politiques. « Une de ses méthodes les plus utilisées reste l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que cette pratique consiste à « transformer les tribunaux en arènes politiques, conduisant à une justice qui juge les intentions et les identités plutôt que les actes ».

Joseph Lapensée Essingone estime que ce type de méthode vise à « faire taire les opposants gênants ». Il évoque aussi la possibilité, selon lui, de procédures fondées sur des faits réels, exagérés ou même construits. « Un régime dictatorial va saisir la justice pour des faits réels volontairement vérifiés ou pour des faits fictifs savamment construits par ses services secrets », a-t-il accusé.

Le précédent des arrestations sous l’ancien régime

Pour appuyer son propos, le leader de l’EPC a rappelé plusieurs arrestations intervenues sous l’ancien régime, citant notamment Bertrand Zibi Abeghe, Landry Amiang Washington, Brice Laccruche Alihanga et Jean-Rémy Yama. À ses yeux, ces précédents devraient servir de leçon aux nouvelles autorités. Il a également relevé que certains anciens opposants ou figures poursuivies par le passé travaillent aujourd’hui avec le chef de l’État. Une situation qui, selon lui, devrait les pousser à mettre en garde le pouvoir contre la reproduction des mêmes pratiques.

« Des quatre cités, trois travaillent aujourd’hui avec le chef de l’État. Ils sont donc bien placés pour demander à ce dernier d’abandonner définitivement ces méthodes qui ne grandissent pas notre pays », a-t-il déclaré. Cette séquence lui a permis de revenir sur le dossier Alain-Claude Bilie-By-Nze. Joseph Lapensée Essingone affirme qu’une vieille affaire aurait été remise au goût du jour pour justifier l’interpellation de l’ancien Premier ministre. « Pour M. Alain-Claude Bilie-By-Nze, on a réveillé une vieille affaire vieille de 18 ans, consistant en une dette non payée contractée auprès de Mme Baba Ramadi », a-t-il indiqué.

« Qui sera interpellé demain ? »

Au-delà du cas Bilie-By-Nze, Joseph Lapensée Essingone a cherché à élargir le débat. Selon lui, si de telles procédures peuvent viser un responsable politique aujourd’hui, d’autres acteurs pourraient demain être inquiétés sur la base d’accusations diverses. Il a alors enchaîné une série de questions, présentées comme autant de signes d’un climat d’incertitude pour l’opposition.

« Mais quel sera le sort réservé aux autres acteurs politiques ? Qui sera interpellé pour des armes trouvées dans son domicile ? Qui sera interpellé pour des détournements de deniers publics effectués du temps où il était aux affaires ? Qui sera arrêté pour avoir entretenu des relations sexuelles avec mineurs ? », a-t-il interrogé.

Dans sa lecture, ces hypothèses traduisent le sentiment d’insécurité dans lequel vivraient désormais certains responsables politiques. « Autant de questions qu’on peut légitimement se poser aujourd’hui et qui traduisent le niveau d’insécurité dans lequel vivent aujourd’hui au Gabon des acteurs politiques considérés comme gênants par le pouvoir », a-t-il insisté.

La Garde républicaine appelée à protéger les responsables politiques

Joseph Lapensée Essingone a ensuite tenté de donner une dimension juridique à son argumentaire. Il a rappelé que la Garde républicaine, créée par le décret n° 00396 du 6 mars 1996 en remplacement de la garde présidentielle, a notamment pour mission d’assurer la sécurité du chef de l’État, mais aussi celle de certaines personnalités. Citant les missions attribuées à cette force, il a relevé qu’elle doit « assurer conjointement avec les autres forces de défense et de sécurité la protection de certaines autres personnalités de l’État, des personnalités étrangères en visite au Gabon, de responsables politiques ainsi que des biens et édifices publics ».

À partir de cette base, il pose une question centrale : qui, au Gabon, est considéré comme responsable politique ? « Les acteurs politiques de l’opposition sont-ils considérés comme étant des responsables politiques ? », a-t-il demandé. Pour lui, la réponse devrait découler du décret organisant la Garde républicaine. Mais il affirme que ce texte n’est pas disponible sur le site du Journal officiel de la République gabonaise, ce qui entretient selon lui une zone d’ombre.

Le statut de l’opposition toujours attendu

L’ancien candidat à la présidentielle a également invoqué la Constitution en vigueur. Selon lui, son article 94 consacre le statut de l’opposition, mais celui-ci doit encore être précisé par une loi ordinaire. Or, regrette-t-il, cette loi ne semble pas faire partie des priorités du nouveau Parlement.

« L’article 94 de la Constitution en vigueur consacre le statut de l’opposition. Ce statut sera précisé par une loi ordinaire qui ne semble pas figurer parmi les urgences du Nouveau Parlement », a-t-il déploré. Ce vide juridique, selon lui, fragilise les acteurs de l’opposition, notamment en matière de sécurité, de reconnaissance institutionnelle et de participation à la vie publique.

Le modèle sénégalais cité en exemple

Pour illustrer ce que pourrait être un statut structuré de l’opposition, Joseph Lapensée Essingone a longuement cité le cas du Sénégal. Il a rappelé que, dans ce pays, le chef de l’opposition correspond à la personnalité arrivée deuxième à l’élection présidentielle, avec un mandat aligné sur celui du président élu.

Selon son exposé, le chef de l’opposition sénégalaise bénéficie notamment d’un droit à la couverture médiatique, d’un droit de réplique aux interventions du président ou du chef du gouvernement, d’une invitation aux cérémonies officielles, d’une participation à certaines délégations, d’un passeport diplomatique, d’une protection de sa personne et de ses biens, ainsi que de moyens matériels et financiers.

« Il a le droit à la protection de sa personne et de ses biens. Il a le droit à des ressources financières suffisantes pour assurer le bon fonctionnement de ses services », a rappelé Joseph Lapensée Essingone. Il estime qu’un dispositif comparable au Gabon permettrait de clarifier la place de l’opposition et de réduire les risques d’arbitraire.

Bilie-Ny-Nze, chef de l’opposition selon la logique sénégalaise

Dans cette perspective, Joseph Lapensée Essingone a tiré les conséquences politiques d’une éventuelle loi gabonaise inspirée du modèle sénégalais. Selon lui, Alain-Claude Bilie-By-Nze, arrivé deuxième à la présidentielle d’avril 2025, devrait alors être reconnu comme chef de l’opposition. « Si nous suivons la même logique que le Sénégal, la future loi sur le statut de l’opposition aura les effets suivants : les acteurs politiques de l’opposition seront des hommes politiques éligibles à la protection de la Garde républicaine », a-t-il expliqué.

Il poursuit : « M. Alain-Claude Bilie-By-Nze, arrivé deuxième à l’élection présidentielle, aura le statut de chef de l’opposition ». En cas d’absence de ce dernier, Joseph Lapensée Essingone estime que ce statut devrait revenir à la personnalité classée troisième à la présidentielle, c’est-à-dire lui-même. « En l’absence de ce dernier, pour quelque cause que ce soit, ce statut revient à M. Joseph Lapensée Essingone, arrivé troisième à l’élection présidentielle », a-t-il affirmé.

Appel à l’unité de l’opposition

La conférence de presse s’est achevée sur un appel politique direct. En attendant l’adoption d’une loi précisant le statut de l’opposition, Joseph Lapensée Essingone appelle les responsables opposés au pouvoir à dépasser leurs divisions. « J’appelle l’ensemble des acteurs de l’opposition à une plus grande solidarité en formant un bloc face au pouvoir actuel afin que ce dernier recule sur ses tentatives de museler l’opposition active dans notre pays », a-t-il déclaré.

Il a également dénoncé ce qu’il qualifie de « dérives dictatoriales observées depuis la prestation de serment du chef de l’État », invitant les leaders de l’opposition à « être solidaires et ne faire qu’un ». Pour conclure, il a repris la célèbre formule d’Alexandre Dumas, qu’il a attribuée à son ouvrage Les trois mousquetaires : « Un pour tous, tous pour un ».

Reste désormais à savoir si cet appel sera entendu par le Parlement et par le pouvoir. Car derrière la question sécuritaire posée par Joseph Lapensée Essingone se joue une interrogation plus large : quelle place la Ve République entend-elle réellement réserver à l’opposition gabonaise ?

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