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L’hôpital égypto-gabonais de Libreville fermé pour 48h après l’invasion de redoutables punaises de lit

L’hôpital égypto-gabonais de Libreville fermé pour 48h après l’invasion de redoutables punaises de lit
Des femmes de menage dans les couloirs de l’hôpital de la coopération entre les deux pays d’Afrique © 2026 D.R./Info241

Une situation sanitaire préoccupante a contraint la direction de l’Hôpital de la coopération égypto-gabonaise de Beau-Séjour, communément appelé Hôpital égypto, à prendre une mesure radicale. Depuis le jeudi 12 février à 18h00, l’établissement hospitalier situé à Libreville a officiellement fermé ses portes au public. Cette suspension temporaire des activités a été décidée afin de procéder à une désinfection totale des locaux, suite à la prolifération de punaises de lit au sein de la structure.

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L’alerte a d’abord été donnée par les usagers de l’hôpital. Récemment, de multiples signalements de patients dénonçant la présence de ces insectes parasites sur certains lits de l’établissement ont commencé à circuler. L’information, largement relayée et documentée sur les réseaux sociaux, a rapidement suscité l’émoi et l’indignation au sein de la population, poussant l’administration hospitalière à réagir promptement pour éviter une véritable crise de confiance.

Une confirmation officielle et une action immédiate

Face à l’ampleur de la polémique, les autorités sanitaires ont dû se rendre à l’évidence après des vérifications internes. Selon une note d’information officielle signée le 11 février 2026 par la directrice de l’hôpital, Gisèle Mounguengui ép. Kouanga, la présence de punaises de lit a bel et bien été constatée par l’unité d’hygiène de la structure.

La note officielle

Afin de ne laisser aucune place au doute, cette inquiétante découverte a ensuite été formellement confirmée par l’Institut d’hygiène et d’assainissement, rendant une intervention d’urgence inévitable. Pour endiguer ce fléau particulièrement tenace, la direction générale a donc ordonné une fermeture pour permettre une vaste opération d’assainissement.

Voici le calendrier de cette opération coup de poing :
- Fermeture exceptionnelle : jeudi 12 février à 18h00.
- Durée du traitement : 48 heures d’opération de lutte antivectorielle et de désinfection.
- Réouverture prévue : dimanche 15 février à 8h00.

La mobilisation des services médico-techniques

Le document officiel instruit également les équipes internes de collaborer activement à cette démarche. Il est précisé que toutes les dispositions doivent être prises par les services médico-techniques afin de faciliter le bon déroulement de cette activité de nettoyage en profondeur. Si cette fermeture abrupte perturbe inévitablement l’offre de soins dans la capitale gabonaise ce week-end, elle témoigne néanmoins du principe de précaution appliqué par l’administration, qui choisit de ne prendre aucun risque avec le confort et l’hygiène des malades.

La devanture de l’établissement sanitaire

L’éradication des punaises de lit est en effet un processus complexe qui nécessite des traitements incompatibles avec la présence de patients. Les Librevillois nécessitant des soins durant cette période de carence sont invités à se diriger vers les autres centres hospitaliers universitaires de la ville, en attendant que l’Hôpital Égypto retrouve un environnement sain dès ce dimanche matin.

Un parasite tenace aux lourdes conséquences en milieu hospitalier

Pour rappel, les punaises de lit (Cimex lectularius) sont de petits insectes rampants, de la taille d’un pépin de pomme, qui fuient la lumière et se nourrissent exclusivement de sang humain. Bien qu’elles ne soient pas reconnues comme vectrices de maladies infectieuses, leur prolifération dans une structure sanitaire représente un véritable cauchemar logistique et médical. Leurs piqûres provoquent d’intenses démangeaisons, de possibles réactions allergiques cutanées, et génèrent un stress psychologique majeur, privant des malades déjà vulnérables du sommeil indispensable à leur convalescence.

Une vue des redoutables insectes rempants

De plus, l’environnement hospitalier — caractérisé par un flux constant de patients, de visiteurs, de literies et de chariots de soins — favorise la dissémination fulgurante de ces nuisibles d’un service à l’autre. Particulièrement résistantes, elles se logent dans les coutures des matelas, les plinthes ou les cadres de lits. Leur éradication exigeant des protocoles de désinfection chimiques ou thermiques extrêmement lourds, il est strictement impossible de traiter les locaux tout en y maintenant des patients, ce qui justifie la décision radicale de la direction de l’hopital

@info241.com
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