Gabon : Largué par sa copine, un quinquagénaire tente de se trancher la gorge à Tchibanga
Les blessures du cœur ont failli faire couler le sang ce samedi 7 février au quartier Mavoundi, dans le 2e arrondissement de Tchibanga (Nyanga, sud du Gabon). Ne supportant pas la rupture avec son amoureuse, Ange B., un gabonais âgé d’une cinquantaine d’années, a tenté de se suicider en se plaçant un couteau sous la gorge. Il doit son salut à la vigilance et à la réaction héroïque de ses voisins.
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C’est le scénario d’un drame passionnel qui a été évité de justesse dans le chef-lieu de la province de la Nyanga. Selon les témoignages recueillis sur place et relayés notamment par GabonActu, cet homme n’a pas réussi à surmonter le départ de celle qui partageait depuis plusieurs mois sa vie.
Une descente aux enfers émotionnelle
Depuis l’annonce de la séparation, Ange B. avait sombré, rapportent ses proches. L’homme, décrit comme habituellement calme, présentait ces derniers jours tous les signes d’une dépression sévère : regard vide, propos incohérents et un isolement inquiétant. La douleur de l’abandon a fini par avoir raison de sa raison.
Le centre hospitalier de Tchibanga où a été conduit l’indélicat
Ce samedi, le chagrin s’est transformé en acte désespéré. Dans un moment de détresse absolue, le quinquagénaire s’est saisi d’un couteau de cuisine, bien décidé à en finir en tentant de se trancher la gorge.
Sauvé in extremis par le voisinage
La tragédie semblait inévitable, mais le destin en a décidé autrement. Des riverains, alertés par la situation critique, ont fait preuve d’un sang-froid exemplaire. Comprenant l’imminence du danger, ils sont intervenus in extremis pour empêcher l’homme de commettre l’irréparable, avant d’alerter les forces de l’ordre.
Grâce à cette intervention citoyenne rapide, la victime a pu être maîtrisé puis évacué d’urgence vers le Centre hospitalier régional Benjamin Ngoubou. Pris en charge par les équipes médicales, ses jours ne sont plus en danger, bien que son état psychologique reste fragile.
Briser le silence sur la santé mentale des hommes
Au-delà du fait divers, ce drame avorté soulève une question de société cruciale : la gestion de la souffrance émotionnelle, particulièrement chez l’homme. Dans nos sociétés, l’adage « un homme ne pleure pas » continue de faire des ravages. La détresse masculine est souvent vécue dans la honte et le secret, perçue à tort comme un aveu de faiblesse. L’histoire de ce compatriote appelle qu’une rupture amoureuse est un véritable traumatisme qui peut briser n’importe qui, quel que soit son âge ou son statut social.
Cet événement doit servir d’électrochoc collectif. Il nous rappelle l’urgence de libérer la parole et d’être attentifs aux signaux faibles de nos proches. La dépression n’est pas une fatalité, et demander de l’aide — à un ami, un professionnel ou une autorité — doit devenir un réflexe vital, et non une source de honte. À Tchibanga, c’est la solidarité du voisinage qui a sauvé une vie ; une preuve que l’humain reste le meilleur remède aux maux de l’âme.
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