Libreville, le vendredi 6 mars 2026
13e ANNÉE
Info241.com
Le média qui démocratise l’actualité gabonaise et africaine
--°C

Diffamation

Fausse sextape : Une activiste gabonaise jetée en prison pour avoir diffamé la chanteuse Nicole Amogho

Fausse sextape : Une activiste gabonaise jetée en prison pour avoir diffamé la chanteuse Nicole Amogho
Fausse sextape : Une activiste gabonaise jetée en prison pour avoir diffamé la chanteuse Nicole Amogho © 2026 D.R./Info241

On en sait désormais plus sur l’affaire de diffamation via les réseaux sociaux touchant la chanteuse gabonaise Nicole Amogho depuis le 13 février dernier. Sa détractrice, Hymelda Ornella Toung Eyi, une activiste gabonaise d’une quarantaine d’années, a été placée sous mandat de dépôt ce mercredi 4 mars à la prison de Gros-Bouquet à Libreville. Surnommée la dame de fer, elle est poursuivie pour diffamation et atteinte à l’honneur sur les réseaux sociaux. Son procès est d’ores et déjà fixé au 11 mars devant le tribunal correctionnel de Libreville.

Moov Africa

-

Cette incarcération fait suite à une plainte déposée par le conseil des victimes, déclenchant une enquête de la direction générale des recherches (DGR) de Libreville. Les faits reprochés s’articulent autour de la diffusion virale d’audios sur l’application WhatsApp. Dans ces enregistrements, l’inculpée propageait des rumeurs destructrices concernant l’existence prétendue d’une sextape impliquant la chanteuse Nicole Amogho et l’ambassadeur du Gabon en France, Alfred Nguiabanda.

Des aveux et des excuses tardives

Malgré l’assurance affichée dans ses notes vocales, qui laissait supposer qu’elle détenait des preuves irréfutables, le château de cartes s’est rapidement effondré face aux enquêteurs. Devant la DGR et le procureur de la République, Hymelda Ornella Toung Eyi a reconnu l’absence totale de fondement de ses allégations. « Je n’ai jamais vu la fameuse vidéo pornographique impliquant l’artiste Nicole Amogho et l’ambassadeur Alfred Nguiambanda », a-t-elle avoué lors de son audition.

La prison de Libreville où séjourne l’indélicate

Acculée, celle qui cherchait vraisemblablement à créer le buzz sur la toile s’est finalement confondue en excuses auprès des personnalités ciblées. Ce dérapage ne semble d’ailleurs pas être un coup d’essai pour l’activiste. Elle s’était déjà illustrée par sa virulence à l’encontre de figures politiques de la province du Haut-Ogooué, et plus particulièrement du département de la Bayi-Brikolo à Aboumi, cumulant ainsi plusieurs plaintes pour diffamation.

Jusqu’à un an de prison encouru

Sur le plan pénal, les conséquences de cette campagne de dénigrement s’annoncent lourdes pour la mise en cause. Conformément aux dispositions de l’article 283 du code pénal, Hymelda Ornella Toung Eyi s’expose à une peine d’au moins un an d’emprisonnement, assortie d’une amende pouvant atteindre un million de francs.

Dans le cadre de cette même affaire, un autre individu répondant au nom de Lenkoulou a également été inquiété par la justice. Nommément cité dans le dossier, il avait été placé en garde à vue dans les locaux de la DGR. Contrairement à la principale accusée, il a bénéficié d’une liberté provisoire, avec l’obligation stricte de se présenter à la barre du tribunal de Libreville lors de l’audience très attendue du 11 mars.

@info241.com
Moov Africa

Newsletter de Info241.com

Inscrivez-vous maintenant pour recevoir notre newsletter quotidienne


Info241.com s'engage à ne pas vous envoyer de messages non sollicités. Si vous changez d'avis, vous pourrez vous désabonner de cette newsletter à tout moment.


-

Commenter l'article