Justice gabonaise sous influence et sans budget : Le cri d’alarme du Synamag pour 2026 !
Le ton est donné pour cette rentrée judiciaire syndicale. Réuni en Assemblée générale ce jeudi 29 janvier, le Syndicat National des Magistrats du Gabon (SYNAMAG) a dressé un tableau sombre de l’état de la justice dans le pays. Son président, Landry Abaga Essono, a fustigé les ingérences du pouvoir et le manque de moyens qui menacent l’indépendance des juges.
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L’ambiance était grave lors de cette rencontre qui, conformément à l’article 11 des statuts du syndicat, marquait le lancement des activités pour l’année en cours. Loin d’une simple formalité administrative, cette Assemblée générale a servi de tribune pour exposer le malaise profond qui traverse la magistrature gabonaise.
{{Un bilan 2025 marqué par la précarité}}
Le SYNAMAG a d’abord jeté un regard rétrospectif sur une année 2025 qualifiée de « difficile ». Entre mouvements de grève et une « {autonomie financière limitée } », le syndicat estime que l’institution judiciaire a fonctionné en mode dégradé.
Les thèmes retenus pour les travaux de ce jeudi illustrent d’ailleurs l’urgence de la situation : « {L’indépendance de la justice, rempart ultime de l’État de droit contre les pressions institutionnelles} » et « {Indépendance et impartialité : renouveler le pacte de confiance entre la justice et les citoyens } ».
{{« Pressions institutionnelles » et manque de moyens}}
Dans son discours d’ouverture, le président Landry Abaga Essono n’a pas usé de la langue de bois. Il a vigoureusement dénoncé les « {pressions institutionnelles} » qui pèsent sur les épaules des magistrats, mettant en péril le principe sacrosaint de l’indépendance de la justice.
Au-delà des ingérences, c’est la « {dégradation des conditions de travail } » qui inquiète. Pour le leader syndical, le manque criant de moyens matériels et financiers fragilise l’institution et brise, in fine, la confiance des citoyens envers leur justice.
{{Des actes concrets exigés pour 2026}}
Face à ce constat, le SYNAMAG annonce la couleur pour l’année à venir. L’action syndicale sera axée sur une défense intransigeante des droits des magistrats et un renforcement de la mobilisation.
Le temps des promesses semble révolu. Le syndicat appelle désormais à un « dialogue assorti d’actes concrets ». Sur la table des négociations, deux priorités absolues : la réhabilitation des infrastructures judiciaires, souvent vétustes, et l’octroi d’une dotation budgétaire réellement adaptée aux besoins de la justice gabonaise.
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