Fin du cauchemar à Ndangui : La panthère tueuse d’un chef de village éliminée lors d’une battue
Fin de la terreur qui avait gagné depuis mercredi dernier les habitants de Ndangui et ses environs dans l’Ogooué-Lolo (sud est du Gabon). Si les pleurs n’ont pas encore cessé dans la famille de Patrick Pingani, les riverains qui vivaient la peur au ventre peuvent souffler. Dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 mars, soit 5 jours après les faits tragiques, une battue organisée par les autorités locales a permis d’abattre la panthère qui semait la terreur dans la contrée. Cette opération ciblée met fin à plus de 4 jours d’angoisse pour ces populations rurales, désormais libérées de la menace imminente de ce prédateur.
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L’abattage de ce fauve vient clore un chapitre particulièrement sombre pour le village de Ndambi. La semaine dernière donc, les villageois ont tragiquement perdu leur chef, un auxiliaire de commandement respecté, âgé d’une cinquantaine d’années et père de 5 enfants. Sa disparition brutale avait plongé toute la zone dans une psychose totalement justifiée face au danger mortel qui rôdait autour des habitations.
Une macabre découverte sur le chemin du retour
Le drame a eu lieu dans la nuit du mardi 17 au mercredi 18 mars, alors que la victime regagnait son domicile. Dans la journée du mardi, Patrick Pingani s’était rendu dans un village voisin à l’occasion d’une visite familiale. À la nuit tombée, il avait pris la décision de parcourir seul le kilomètre le séparant de chez lui, croisant malheureusement la route du félin qui l’a aussitôt pris pour cible et mortellement attaqué.
Les éco-gardes s’assurant de la bonne marche de cette battue
L’alerte avait été donnée dès la journée du mercredi par ses proches, rongés par l’inquiétude de ne pas le voir revenir de son déplacement. Des membres de sa famille avaient alors décidé de refaire le trajet vers le village voisin pour tenter d’en savoir davantage. C’est sur cette route qu’ils avaient fait la macabre découverte des restes de l’autorité villageoise, confirmant l’attaque de l’animal sauvage.
Précautions sanitaires et défi de la cohabitation
Informées de l’urgence sécuritaire absolue, les autorités compétentes ont rapidement pris la décision de traquer la bête pour protéger les riverains. La traque a finalement abouti à la neutralisation du fauve dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 mars, et la dépouille de l’animal a fait l’objet de précautions sanitaires strictes. Des parties reconnues comme hautement toxiques, à l’instar du foie qui constitue un redoutable poison, ont été préalablement extraites de la carcasse.
L’animal définitivement hors d’état de nuire
Avec la mort de l’animal, la quiétude est de retour, mais le défi de la cohabitation demeure entier dans cette partie de la province de l’Ogooué-Lolo. Ce district forestier abrite en effet une large population de panthères, une espèce par ailleurs intégralement protégée par la législation gabonaise. Il reste maintenant à savoir quelles mesures concrètes seront mises en œuvre pour éviter qu’un nouveau drame humain ne se reproduise à l’avenir.
@info241.com
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